A L P H A L Y R

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Vous utilisez très certainement une CMP (Consentment Management Platform) pour gérer le consentement aux cookies des visiteurs de votre site Web.

Il existe des CMP gratuites et des CMP payantes (ou gratuites de base avec des options payantes). Dans tous les cas, leur objectif est de permettre aux éditeurs de sites de recueillir le consentement des utilisateurs afin d’exécuter ou non un certain nombre de fonctionnalités. 

Axeptio, Tarte au citron, Sirdata… vous avez l’embarras du choix.

Le souci est que l’on s’est rendu compte ces derniers temps que toutes les CMP ne se valent pas… et que nos clients s’en aperçoivent souvent trop tard.

Aujourd’hui, faire appel à une CMP vise surtout à être capable d’historiser les consentements. En cas de contrôle de la CNIL, cette dernière va vérifier si l’éditeur du site est en possession de l’historique. Sans CMP, avec une approche “from scratch”, vous n’avez tout simplement pas cet historique (“léger” problème, n’est-ce pas ?).

Sur le papier donc, tout va bien, d’autant que les CMP permettent aussi le scan automatique des cookies pour les classer. Notez qu’il faut souvent repasser du temps dessus pour vérifier que tout est au bon endroit : il arrive que des cookies soient mal connectés.

Retour d’expérience : il arrive que notre module Marketing Studio ne reçoive pas la donnée car la solution d’exemption l’avait connectée sur un autre outil que le nôtre. 

Quelle que soit la solution d’ailleurs, cela demande toujours une vérification régulière. 

C’est un point à prendre en compte quand vous évaluez la pertinence de X ou Y CMP pour votre site (gratuite ? freemium ? payante ? pour quel forfait ?). Beaucoup de solutions ne comprennent pas d’accompagnement , hors mails à un service support. Or un account manager est souvent nécessaire. 

Et côté budget ? 

Certaines CMP facturent en fonction du nombre de domaines ou du nombre de visiteurs uniques.

ex One Trust : par ndd

Didomi : trafic

Du côté des outils disponibles gratuitement (Axeptio, Tarte au Citron…), la bannière permet rarement de personnaliser le contenu, l’emplacement, l’image… cela peut poser un souci du côté de la marque (brand), mais aussi de la conversion. Le but est d’augmenter le taux de consentement en personnalisant un maximum ! 

Sirdata se détache par son modèle particulier : la CMP est mise à disposition gratuitement, mais en contrepartie votre audience peut être revendue / retargetée sur d’autres sites.

Quid des statistiques ? 

Le nerf de la guerre pour optimiser sa conversion ! Là encore, les limites sont souvent fortes ou les chiffres biaisés. Pourquoi ? 

Vous allez par exemple avoir accès à  un graphe qui vous livre le taux de consentement, mais ces chiffres ont tendance à rendre ce taux cumulable.

Ex : jour 1, X personnes ne consentent pas

jour 2 : Y personnes ne consentent pas

Les chiffres se cumulent et au bout d’une période donnée, un vrai écart se creuse. Vous risquez d’obtenir des personnes qui achètent à J+4 alors que le refus a eu lieu le 1er jour. 

Cela impacte directement les annonceurs : “je ne comprends pas, j’ai 30% de non consentement et 50% des cas entre GA et mon back-office

Oui, il y a un problème quelque part. 

En réalité, vous avez dans ce cas un taux moyen de 20% de personnes à instant T qui n’ont peut être pas acheté ou achèteront plus tard. Il n’est pas fiable de comparer des transactions sur un mois et un taux de consentement à instant T.

On revient au problème d’écart de données entre le BO et GA. 

Ce qu’il faut retenir de tout cela :

  1. à ce stade les CMP sont surtout utilisées pour être en règle vis-à-vis de la CNIL
  2. en tant que responsable acquisition, il est important de pouvoir évaluer la capacité à pouvoir poser des questions à quelqu’un du côté de la CMP, à trouver les bonnes informations sur la plateforme, à comprendre ce que les chiffres impactent et ne pas s’en tenir à “j’ai 80% de consentement” 
  3. la personnalisation du design peut profondément impacter le taux de conversion (consentement)
  4. les analyses du consentement sont nécessaires pour identifier la part de trafic perdue et prendre les décisions nécessaires… à condition d’opter pour des études sur 6 mois plutôt que sur 1 mois 

La bonne nouvelle, c’est que l’on a 1 an d’historique désormais, ce qui rend les choses beaucoup plus fiables qu’au tout début. 

Nous vous conseillons aussi de ne pas forcément prendre de plateforme gratuite. Optez par exemple pour Didomi ou OneTrust

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