Comment calculer le ROI de la webanalyse ? Découvrez le Retour sur Analytics !

Nous vous livrons ici de manière régulière des conseils pour optimiser votre utilisation de la webanalyse. Nous vous accompagnons pour aller chercher toujours plus de données comportementales dans vos datas, comprendre vos visiteurs, et disposer de données de qualité. Il faut trouver la bonne combinaison entre les données, votre système de gestion, vos outils, et les personnes qui sont impliquées. Oui, la webanalyse, c’est du temps, et de l’argent.

Alors, tachons de répondre aujourd’hui à plusieurs questions essentielles : quel est le retour sur investissement de la webanalyse ? Comment le mesurer ? En quoi la webanalyse impacte le CA de l’entreprise ?

Mesurer correctement le ROI de la webanalyse

Mesurer le retour sur investissement, c’est simple.

  • Combien mon entreprise investit dans une actions ou un groupe d’actions ?
  • Combien mon entreprise gagne en retour, quels revenus sont tirés de ces actions ?
  • La différence entre les dépenses et les recettes est-elle positive ou non ?

Un jeu d’enfant. Mais cette vision simple est erronée.

En effet, même sans actions tirées de la webanalyse, vous générez sans doute (et on l’espère) déjà des revenus. En clair, votre site e-commerce affiche de bonnes performances, votre ROI pour vos actions en ligne est excellent. Vous développez une stratégie basée sur l’analyse de données, pour faire encore mieux. Ce que vous devez mesurer, c’est l’écart entre le ROI précédent, et le ROI que vous parvenez à atteindre, avec vos nouvelles actions. Appelons ce chiffre le Retour sur Analytics (RSA), détaillé plus bas.

Prenons un exemple.

Chaque mois, votre entreprise réalise 84 000€ de ventes.
Vous avez un budget pour toutes vos actions en ligne de 21 000€.
Votre ROI : 400%

Vous décidez d’investir dans la webanalyse. Vous dépensez alors 3 500€ chaque mois, pendant 6 mois, afin de mener des actions. Analyse des données, prises de décision, nouvelles actions. Le CA grimpe alors à 126 000€ / mois.
Votre ROI passe à 600%

Enfin, ce n’est pas tout à fait ça. Si l’on compte vos nouvelles dépenses (+ 3 500€ / mois), le ROI est en fait de 510%. Mais ce chiffre n’est pas bon non plus. Pour avoir une vision plus précise de l’apport de la webanalyse, vous devez ajouter au calcul l’investissement global, et la durée d’impact des actions.

Vous avez dépensé 3 500€ / mois pendant 6 mois, mais les résultats sont visibles pendant 12 mois.
Vous obtenez alors le ROI de l’Analytics. Appelez-le RSA si cela vous convient : Revenu Sur Analytics.

calcul-RSA

Dans notre cas, le RSA est donc de (126 000  – 84 000) * 12 / 21 000 = 2,4%

Voila un calcul plus juste, qui vous permet d’avoir une vision plus détaillée de l’impact de la webanalyse sur le CA de l’entreprise.

Mesurez l’impact de la webanalyse sur toutes vos actions en ligne

En suivant la logique que nous venons de décrire, vous pouvez comparer les performances de vos actions en ligne actuelles, avec celles observées après une exploitation de l’analyse de données. Via Google Analytics, Google Adwords, mais aussi vos propres outils de suivi des dépenses, vous pouvez suivre un ensemble de métriques et comparer les résultats. Car oui, exploiter les données de votre site web pour prendre des décisions peut avoir de nombreuses répercussions. Voici quelques indicateurs à monitorer.

  • Les campagnes payantes : voilà sans doute l’un des outils qui dispose aujourd’hui du meilleur tracking, le référencement payant. Comparez vos données de coût et de rentabilité avant et après utilisation de la webanalyse.
  • Le coût d’acquisition client : vous cherchez à le réduire ? Logique. Une bonne exploitation des données comportementales devrait vous y aider.
  • L’efficacité des campagnes e-mailing : suivez les taux d’ouverture, de clics, mais aussi les conversions suite à la réception d’un e-mail, même plusieurs jours ou semaines après l’envoi.
  • Le coût de votre stratégie sur les réseaux sociaux : l’analyse des données issues des réseaux sociaux est en plein boom. Beaucoup d’informations sont à exploiter en s’attardant sur le comportement des utilisateurs de Facebook et Twitter.
  • Le taux de conversion : oui, le taux de conversion est une donnée capitale à surveiller. Suivez son évolution, mais allez également chercher des informations sur les micro-conversions et les “petites” actions qui génèrent du profit (essai, demande d’information, téléchargement d’un fichier).
  • Le taux de rebond : là encore, le taux de rebond est une donnée globale, qui n’a de sens qu’en s’y attachant à un niveau plus limité. Suivez l’évolution des pages dont le taux de rebond est le plus élevé.
  • Les problèmes techniques : la webanalyse peut vous aider à identifier des problèmes de compatibilité avec certains navigateurs ou certains terminaux (mobile, tablette). Si vous corrigez cela, mesurez la baisse des “problèmes techniques” et l’amélioration de l’UX (expérience utilisateur).

Analyser tous ces éléments (et bien d’autres) et comparer les performances dans le temps permet de comprendre l’impact réel de la webanalyse. Attention, il n’est pas question ici  de “manipuler” l’observation pour donner tout le crédit à la webanalyse. L’objectif est bien de mesurer comment l’utilisation des données influence vos performances, et vient compléter les autres leviers dont vous disposez (le service marketing, le service achats, les responsables produits, les finances, etc.).

bp

Crédit photo : 777546 / Pixabay

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