Le Big Data peut-il nous faire rencontrer l’âme sœur ?

Vous ne parvenez pas à trouver le partenaire idéal ? Entre les copains / copines que l’on vous présente, les rendez-vous « arrangés » ou encore les rencontres en soirée, vous n’avez pas encore trouvé votre valentin ou votre valentine ? Alors c’est peut-être grâce aux nouvelles technologies que le grand amour va venir à votre rencontre. Et si, avec le Big Data et la puissance des données, vous trouviez finalement votre âme sœur ?

Les sites de rencontre et la « magie » du Big Data

Une rencontre, c’est un moment de magie, une petite étincelle, de l’inattendu. Les plus belles rencontres sont souvent le fruit du hasard… ou du Big Data ! Avec la géolocalisation, les algorithmes de « matching » et les actions des utilisateurs, les sites de rencontres comme les applications de dating révolutionnent la façon de rencontrer des personnes pour une relation amoureuse ou une relation d’un soir. On peut se questionner sur la disparition du hasard et de la magie de ce mode de rencontre 2.0, mais les chiffres sont éloquents.

Selon Médiamétrie, 28,5 % des internautes de plus de 15 ans seraient inscrits sur un site de rencontre. D’ailleurs, derrière les poids lourds que sont Meetic ou Attractive World par exemple, il existe plus de deux milliers de sites qui proposent aux internautes des rencontres. Un vrai business lucratif, qui correspond à l’époque.

Plusieurs approches se distinguent sur le marché :

  • Les sites / applications pour des rencontres « affinitaires », avec des centres d’intérêt, des points communs. Parfois, cela va très loin, comme avec geekmemore.com, pensé pour des rencontres « entre geeks »
  • Le Big Data et la magie des données ont un rôle clé également pour certains sites qui font le choix de développer cet argument de rencontres de qualité, à l’image d’Attractive World et de son slogan : « rencontres pour célibataires exigeants ».
  • La rencontre peut parfois tourner à l’humour, comme avec  AdopteUnMec qui place les femmes en position de « faire leur tri » parmi les hommes, présentés comme des produits.
  • A l’opposé, il est possible de faire des rencontres en réduisant au minimum les critères affinitaires, et en misant presque exclusivement sur la géolocalisation. C’est le cas des applications Tinder, et de la version française Happn, qui permettent de trouver « l’amour » à proximité…  Pour des rencontres gays, Grindr est la référence. Là encore, c’est le Big Data et les progrès technologiques qui œuvrent.

Le Big Data au service des rencontres ?

Tous les sites de rencontre ou presque reposent désormais sur une exploitation poussée des données collectées, mais aussi des informations de « matching ». En clair, c’est en fonction de vos groupes de musique préférés, de vos goûts littéraires ou encore de votre opinion politique ou religieuse que l’on va vous présenter des profils. C’est aussi si vous craquez sur certains profils que d’autres vous seront suggérés. Une sorte de version humaine de la vente croisée. « Si vous avez aimé ceci, alors vous devriez aimer cela« . La magie est-elle en train de disparaître avec la puissance des données ? Certains le pensent, comme Jean-Claude Kaufmann, auteur de de Sex@mour, éditions Le Livre de Poche : « Avec les algorithmes qui s’immiscent désormais dans les sites de plus en plus nombreux, l’homogamie est plus forte que jamais« . En clair, on cherche et on trouve son double. Mais est-ce véritablement l’âme sœur ? Avoir un partenaire qui aime les mêmes choses et partage les mêmes avis, est-ce cela l’amour ? Pas toujours.

Meetic l’a compris, et communique au travers de sa dernière campagne de publicité sur les « imperfections » qui sont séduisantes. Les différences et les surprises nourrissent aussi les rencontres.

Les rencontres en ligne, ça fonctionne

Qui ne connaît pas dans son entourage un couple formé via un site de rencontre ou une application de dating ? Qui n’a pas dans ses connaissances un ou une ami(e) qui utilise ces solutions pour trouver l’âme sœur ? 6 millions de couples se sont formés sur Meetic selon les créateurs, et un Français sur cinq connaît un couple Meetic. Pourtant,  seuls 9 % des couples qui se sont rencontrés entre 2005 et 2013 se sont connus via un site de rencontre d’après un sondage BVA pour Le Parisien Magazine

Les cadres et professions intellectuelles sont les plus représentés sur les sites de rencontre. Le pourcentage d’inscrits dans les différentes catégories socio-professionnelles sont assez voisins (de 10 à 17%), mais aux cadres et professions intellectuelles la plus grande part du gâteau.

En conclusion, les sites de rencontres peuvent-ils vous aider à rencontrer la bonne personne ? Selon Marie Bergström, chercheuse à l’Ined et auteur notamment de « La loi du supermarché ? Sites de rencontres et représentations de l’amour », « les sites de rencontre sont bien plus utilisés pour des relations « occasionnelles », voire franchement sexuelles, et n’ont pas redessiné la géographie amoureuse en France« . Y trouver l’âme sœur ne semble donc pas si simple derrière l’écran… mais le Big Data oeuvre pour sans cesse améliorer la justesse des rencontres virtuelles, qu’elles soient destinées à durer, ou non.

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