Alphalyr au BigBoss Winter Edition 2018

Alphalyr au BigBoss Winter Edition 2018

Retrouvez Alphalyr, sponsor GOLD au BigBoss Winter Edition 2018 du 30 novembre au 2 décembre.

Les BigBoss sont des événements dont les deux plus grands opus se tiennent en été et en hiver. Le but de ces événements est de réunir les plus grands acteurs du monde des affaires pendant trois jours afin de discuter et d’échanger sur divers sujets et solutions.

Pour citer l’organisation elle-même, “Le concept BigBoss est né d’une envie : celle de mettre en relation – de manière humaine et ludique – prestataires et annonceurs”

Pour cette édition BigBoss Winter, le côté ludique sera présent à travers un week-end de ski. En effet, cette édition sera tenue à la station de ski de Val Thorens. Élue “Meilleure station de ski d’Europe” trois ans de suite de 2014 à 2016, Val Thorens est le cadre idyllique pour une conférence le temps d’un week-end.

Ce mélange parfait entre travail et divertissement crée une atmosphère productive. Rencontrez plusieurs partenaires dans un format de speed-dating avec des réunions de 7 minutes, et poursuivez la discussion sur les pistes ou au bar.

Les créateurs des BigBoss le disent parfaitement, “En vous sortant de votre contexte habituel, nous voulons créer une ambiance où il se crée ce petit quelque chose qui vous suggérera d’aller plus loin et d’enchaîner sur un rendez-vous post événement plus structuré”.

Alphalyr sera représenté par Marie-Lou Cipolat, François Cosquer, et Clémence Fredenucci. L’équipe sera là pour échanger sur nos solutions de reportings intelligents de ventes on et offline et assistant traffic manager (attribution, contribution, détection de fraudes, etc.)

Nous espérons vous voir très bientôt à Val Thorens !

Retrouvez l’édition 2017 en vidéo :

BBWE2017 from DGTV / lesBigBoss on Vimeo.

Alphalyr au Customer Relationship & Marketing Meetings de Cannes

Alphalyr au Customer Relationship & Marketing Meetings de Cannes

Rejoignez-nous à Cannes au Palais des Festivals et des Congrès les 7 et 8 novembre dans le cadre du Customer Relationship & Marketing Meetings (CRM&M). Le CRM&M est l’unique salon avec rendez-vous d’affaires sur le thème de la relation client et du marketing digital dédié aux professionnels de la relation et connaissance client. Son objectif est de favoriser le “face à face” direct entre Top Décideurs et Exposants.

Chaque rendez-vous entre Top Décideurs et Exposants dure environ 15 minutes avec un temps de battement de 10 minutes prévu entre chaque rdv afin que vous ayez le temps de vous rendre tranquillement à votre prochain meeting. Où, si vous le souhaitez, vous pouvez faire le tour du salon et rencontrer d’autres exposants avec qui vous n’avez pas pris rdv.

Cet événement est le cadre idéal pour une rencontre 1to1 avec Alphalyr. Nous serons exposant au STAND B20 ou vous pourrez nous retrouver pour échanger sur nos solutions de reportings intelligents de ventes on et offline et assistant traffic manager (attribution, contribution, détection de fraudes etc.) Que vous ayez pris un rdv en amont ou pas nous vous accueillerons avec grand plaisir !

En plus de ces meeting 1to1, plusieurs ateliers et conférences auront lieu autour de la data ou relation client avec des personnes influentes du monde digital, voici une courte sélection :

  • Mercredi 7 novembre 9h15-10h15 : Serez-vous complémentaire de l’IA ou vassal des GAFA ? (Keynote présenté par Laurent Alexandre)
  • Mercredi 7 novembre 14h30-15h15 : Faites décoller la visibilité online de vos points de vente : les 4 leviers indissociables d’une stratégie performante ? (Atelier présenté par EVERMAPS)
  • Jeudi 8 novembre 11h30-12h15 : Évoluer vers un Service Client Omnicanal pour enrichir l’Expérience client et maximiser votre ROI (Témoignage Carrefour Belgique)

Et vous pouvez trouver l’intégralité du programme ici.

Des rendez-vous en tete-à-tete, des déjeuners d’affaires, des conférences plénières, un cocktail de bienvenue, une soirée de gala et deux jours de benchmarking, matchmaking, networking sont toutes les raisons que le CRM&M est un événement à ne pas manquer.

Si vous souhaitez optimiser la performance de vos ventes e-commerce et physique, n’hésitez pas à nous contacter pour convenir un rendez-vous, à passer à notre STAND B20 ou à vous inscrire directement ici en choisissant le créneau qui vous convient ou en nous contactant à cf@alphalyr.com.

Nous avons hâte de vous retrouver à Cannes !

Les Jeudis d’Alphalyr – 4 octobre 2018

Les Jeudis d’Alphalyr – 4 octobre 2018

Notre événement du 4 octobre était une magnifique manière de clôturer les Jeudis d’Alphalyr pour 2018.

Ces événements, organisés par Alphalyr et ses partenaires, constituent un mélange parfait de table ronde, meetings one-to-one, networking, et, bien sure, cocktail.

La première édition a eu lieu en mars (voir article), avec les événements ultérieurs en juin et juillet. L’édition ultime s’est tenue lJeudi d'Alphalyra semaine dernière sous le thème «Redevenir commerçant au 21eme siècle». 40 invités et une douzaine de partenaires se sont réunis au 4 rue de la Pompe pour passer une agréable soirée.

L’événement a débuté avec une table ronde médiée par Bertrand Fredenucci, PDG d’Alphalyr et cofondateur de Btwinz. Après une brève introduction, il a passé le flambeau aux trois orateurs de la soirée: Coralie de Fontenay (ex-Directrice générale de Cartier), Vincent Rey (PDG de Madura) et Guillaume Flahault (Président d’Audio Son).

Les speakers ont abordé les sujets suivant : “l’expérience client en magasin requise par les retailers de luxe d’aujourd’hui”, “la nécessité de modifier la structure d’une entreprise, à la fois on-line et off-line”, et “quelle stratégie de marketing et de relation client adoptez-vous lorsque l’âge moyen de vos consommateurs est de 84 ans ?”

Le panel a ensuite eu un échange animé avec les invités qui ont posé des questions et fourni leurs propres idées pour faire avancer la conversation.

La soirée bien lancée, les discussions se poursuivent à l’issue de la conférence entre clients et partenaires. Chaque invité a pu choisir en amont plusieurs solutions digitales qui lui semblaient pertinentes, et échanger lors de RDVs One to One organisé pendant la soirée.

Parmi ces solutions, il y avait Alphalyr, solution de reporting des ventes online et offline. Rémi Vidal présente cette solution décisionnelle en Saas, qui permet aux décideurs de disposer chaque matin des informations on et offline pour agir efficacement.

Fusionnée avec Alphalyr depuis le début d’année, Alphalyr Elitrack Marketing studio participe également à l’événement, et c’est Marie-Lou Cipolat, la fondatrice, qui montre l’intérêt de cette solution simple et efficace pour tracker et rémunérer toute la chaîne de conversion.

Grâce à une techno d’IA maison avec speech to text, analyse sémantique et lien digital,  appelée le « Cookie Vocal », Allo-Media converti intégralement le contenu de tous vos appels clients en données marketing activables.  Frédéric Daniel, Directeur Adjoint représente la solution.

Le duo de Denis Gachon et Anthony Ribeaudeau étaient là pour expliquer plus en détail Wizaplace, une plateforme Saas de création de marketplaces B2C et B2B.

Advalo, avec Sonia Mamin, est une plateforme de marketing individualisé dédié au retail.

Yacine Benzeghiba, Guillaume Thibaux, Sébastien Le Carpentier, porte-paroles de la solution Quanta, répondent à toutes les questions concernant le ralentissement des sites. Quanta présente une solution d’analytics spécialement conçue pour permettre aux équipes e-commerce et digitales de collaborer efficacement afin de faire de la Web Performance un levier actionnable de la performance commerciale.

DAC Group aide les enseignes à être parfaitement référencées “localement” afin de générer du trafic en magasins. C’est Joëlle Bringer qui assure les One to One.

Enfin, Simon Traoré incarne la solution Incremys, qui permet d’investir sur les mots clés à fort trafic et forte probabilité de positionnement, grâce à des algorithmes prédictifs statistiques et sémantiques.

Répartis dans différents espaces des locaux d’Alphalyr, les partenaires de l’évènement ont pu s’entretenir avec divers clients. Chaque rdv dure 15 minutes pour assurer un échange constructif et dynamique. Ces échanges ont été appréciés tant par les clients que par les partenaires.

Martin Leturcq de Powersanté partage son avis favorable, “Un événement agréable, un excellent moyen de rencontrer de nombreuses personnes et entreprises de manière détendue mais productive”.  

De son coté Simon Traoré et lui aussi satisfait de l’événement : “Très bien organiser, des meetings one-to-one productives avec des invités pertinents”.

Et c’est un cocktail qui vient clôturer la soirée. Le jardin et salon en plein coeur du 16e constituent un cadre idyllique pour les invités, les partenaires et les speakers qui souhaitent continuer les discussions, une coupe à la main.

Nous avons hâte de vous retrouver, ou de vous rencontrer, lors de nos prochains Jeudis d’Alphalyr 2019 !

Les 8 tendances technologiques pour 2018

Les 8 tendances technologiques pour 2018

Découvrez les grandes tendances technologiques de 2018.

La RGPD

Tout le monde en parle, peu la connaissent vraiment : la Réglementation européenne sur la protection des Données Personnelles fera sa grande apparition le 25 mai 2018. Suivez nos conseils pour savoir comment bien vous y préparer.

L’hyperpersonalisation

Les attentes des consommateurs évoluent et sont de plus en plus difficiles à satisfaire. Les formules traditionnelles de marketing anonymisé, aux messages universels ne conviendront plus dorénavant. Dès aujourd’hui, il est essentiel de se munir de nouveaux outils comme la CDP pour combler les lacunes de la traditionnelle DMP, trop concentrée sur la data au détriment du consommateur. Celle ci vous permettra de mettre en place une segmentation très fine, pour s’adresser à chacun de vos clients de manière individualisée en fonction de leurs préférences et de leurs goûts, pour susciter plus d’émotion et ainsi leur offrir une expérience  mémorable, le nouvel enjeu data.

L’Intelligence Artificielle

A la surprise générale, le programme AlphaGo de Deepmind a battu en 2016 le champion du monde du jeu de Go 5 jours seulement après avoir découvert ses concepts épineux. Aucun expert n’aurait parié sur cette victoire, considérant ce jeu “trop stratégique et intuitif”. Depuis, l’IA continue de surprendre en développant des réseaux de plus en plus puissants. Pour bénéficier de tout le potentiel de cet outil nouveau et encore un peu obscure, il est devenu essentiel pour les entreprises  aujourd’hui d’investir dans une stratégie IA efficace. Bien utilisée, elle leur permet de mieux cibler leur audience, de créer des messages personnalisés, d’optimiser leur CRM et, par conséquent, leur rentabilité. Plus qu’un outil, l’IA est devenue une véritable composante de l’image de marque.

Un prérequis subsiste néanmoins dans cette course à l’IA, celui d’être déjà avancé dans sa stratégie numérique. En effet, l’IA est un réseau de neurones fixes auxquels on attribue des poids ; il ne faut chercher à comprendre ce que font ses algorithmes, mais seulement les mesurer. Son rôle au sein des interfaces technologiques est de plus en plus pointu,  et s’apparente aujourd’hui au simulacre sophistiqué d’un cerveau humain. De cette manière, à défaut de la comprendre, l’IA est une technologie avec laquelle on peut interagir.

C’est dans cette logique que 2017 a été une année particulièrement fertile. On a pu célébrer le baby boom d’une nouvelle génération d’assistants, grâce aux avancées phénoménales de l’IA concernant la compréhension du langage. C’est ainsi que Google, Apple, Microsoft et Amazon sont devenus cette années les heureux parents de Google Assistant, Siri, Cortana et Alexa. A la manière de vrais assistants, ils sauront vous indiquer la météo ou une adresse à laquelle vous devez vous rendre, et ne seront jamais avares d’une “bonne” blague à votre demande. De véritables valets des temps modernes, les gants blancs en moins. Au travail également, on ne se passe plus de l’IA. L’assistante virtuelle Julie Desk organise les rendez vous et réunions en tenant compte de votre agenda et de celui de votre interlocuteur.

Cette nouvelle réalité, dans laquelle l’humain et une intelligence artificielle se côtoient et se complètent au quotidien, ressemble de plus en plus à ce qu’on ne pourra plus longtemps appeler science fiction…

Le livestreaming

L’une des vagues sur lesquelles les marques ont du se mettre à surfer cette année, c’est celle du livestreaming. Dans la lignée du succès des réseaux sociaux, ce phénomène est apparu logiquement en raison d’une utilisation toujours plus massive du mobile.

Vastement décriée pour les multiples scandales qui l’entourent et accusée “d’ubériser” le journalisme, la diffusion en temps réel a pourtant très vite convaincu les marques de ses atouts. En plus de favoriser une propagation rapide, voire virale d’une vidéo, l’instantanéité permet aux marques de renforcer leur côté humain et de créer de l’engagement avec leurs utilisateurs. Concrètement, le livestream est majoritairement utilisé pour faire des annonces, partager la culture de l’entreprises ou diffuser ses événements et webinars. Les consommateurs prolongent ainsi leur expérience jusque dans “l’intimité” de la marque, sans possibilité pour elle d’y apposer un filtre, donnant l’illusion d’un lien réel (bien que la vidéo soit en réalité diffusée à des millions de spectateurs simultanément). De live brand elles espèrent ainsi devenir des love brand !

Le native advertising

Son nom ne vous dit rien, et pourtant vous y êtes confronté tous les jours. Le native advertising désigne des publicités payantes qui se fondent naturellement dans leur contexte par leur forme, leur emplacement et leur contenu, comme si elles y étaient “nées”. L’intégration au support qui les héberge et son contenu leur permet de se fondre naturellement dans le flux quotidien des médias et de gagner en efficacité publicitaire.

Le native advertising regroupe 5 grandes pratiques qui vous seront sans doute un peu plus familières :

  • les liens commerciaux
  • les billets sponsorisés
  • les widgets de recommandation
  • les listes sponsorisées (Amazon)
  • les articles de fond, enquête ou dossiers sponsorisés

Cette nouvelle tendance publicitaire comptabilise de nombreux avantages parmi lesquels la pertinence, la transparence et l’intégration.

Le seul bémol concerne les médias diffuseurs, qui risquent de perdre de leur crédibilité en se finançant par cette publicité cachée. Une impression de perte d’indépendance et de sens critique pourrait s’en dégager.

Marketing de contenu audio

“Les oreilles n’ont pas de paupières”, comme le défendait Pascal Quignard dans son essai “La Haine de la musique”. L’ouïe serait en effet notre principal média, en permanence en éveil et connecté à ce qui l’entoure. L’audio est de ce fait un support média omniprésent, capable de nous suivre partout et tout le temps : à la radio dans les boutiques, en partant courir sur des applications connectées, sur les plateformes de streaming en perpétuel essor (Spotify, Apple Music …)

Le marketing audio est donc la tendance à suivre en 2018, et risque de faire encore plus de bruit avec l’arrivée sur le marché des assistants à commande vocale Amazon Echo et Google Home, délivrant à voix haute les informations du jour ou un renseignement trouvé sur wikipédia. Ainsi, en plus de permettre l’établissement d’un dialogue, il est d’autant plus recommandé aux marques d’utiliser l’audio comme support marketing que la radio est considéré comme le média le plus crédible, authentique, sans support visuel scénarisé. Il est ainsi plus propice au développement d’une relation de confiance.

CX/UX

Le véritable terrain de bataille pour les marques n’est plus aujourd’hui celui des produits, devenus aujourd’hui un simple prérequis, mais bien celui de l’expérience client. Les consommateurs se sont aujourd’hui habitués à un niveau d’expérience élevé, notamment depuis l’arrivée d’acteurs innovants comme Uber ou Airbnb. Pour rester dans la course, UX (user experience) et CX (customer experience) sont les clés de voûte du succès. L’UX design a pour objectif d’améliorer la qualité des interactions entre l’utilisateur et le produit. C’est une composante du CX design, qui désigne lui l’expérience globale vécue via les différents points de contact entre l’utilisateur et la marque, sur le digital (mail, newsletter) et dans la réalité (relations avec le vendeur). Véritables leviers de différenciation, ils constituent désormais la valeur ajoutée indispensable pour les entreprises déterminées à fidéliser leurs clients, en leur fournissant une expérience inoubliable.

Les statistiques publiées par une étude de Doubleclick sont révélatrices de ce phénomène. D’après elles, le taux de rebond d’une page dont la charge prend plus de 3 secondes passerait à 53%, voire à 90% pour un temps de chargement de 5 secondes ! Le cabinet Usabilis affirme lui que 64 % des clients se tournent vers un concurrent à la suite d’une mauvaise expérience client.

UX et CX sont donc désormais des facteurs majeurs de succès, indispensables pour une bonne stratégie !

Le commerce unifié

Pendant des années, les enseignes ont géré de manière distincte leurs réseaux physiques et digitaux (bases de données, reporting, programmes de fidélité)

Mais le comportement cross canal des clients exige aujourd’hui d’adapter ses méthodes. La différenciation entre réseaux physiques et digitaux n’a plus lieu d’être et a laissé place à une stratégie obsolète.

L’heure est aujourd’hui à la grande réconciliation entre les entités : nous sommes pour la gouvernance d’un commerce unifié, regroupant tous les points de contact avec les clients ! Cette politique colle mieux à la réalité des comportements des consommateurs qui mêlent réalité et digital dans leurs nouvelles habitudes (click and collect, store to home, web to store).

Plus loin que l’omnicanal, le commerce unifié permet en effet sa mise en oeuvre technologique. Il doit permettre de briser les silos et de faire converger sur une plateforme digitale centralisée tous les usages. Les données des différentes plateformes (mobile, web, magasin) doivent être regroupées afin d’avoir une véritable vision globale de ses performances.

 

Les temps forts du Data Festival 2017

Les temps forts du Data Festival 2017

Le 28 novembre, la data a envahi les salons de l’aéro club de France, au cours de keynotes, de conférences et d’une soirée de remise de prix. Avis d’experts, enjeux de demain, retrouvez les temps forts du salon organisé par Pascal Gayat, spécialiste des médias digitaux, et cofondé par Alphalyr.

Le raz-de-marée GRPD

Sujet brûlant à l’aube de 2018, le règlement général sur la protection des données, plus communément appelé RGPD, a ouvert les discussions du festival. Pour rappel, ce règlement européen concerne les organismes publics ou privés qui traitent, manipulent, gèrent ou stockent des données à caractère personnel, en vu de renforcer la protection des individus.

A l’origine de la création de nouvelles obligations à la charge des professionnels, il pourrait être source d’inquiétudes, et pourtant un souffle d’optimisme entoure cette régulation. On parle même d’une “opportunité plutôt que d’une contrainte”. Yohan Waag, venu représenter le récent partenariat entre Nextedia et Tales of Data aux côtés de Jean-Christophe Bouramoué, voit en réalité dans l’entrée en vigueur de la régulation l’occasion de détecter les données, mais aussi de les fiabiliser et de les enrichir. Une fois retraitées, les données permettront de croiser les identités pour apprendre à mieux les connaître et ainsi mieux les cibler.

Autre point positif, les obligations de transparence accompagnant le règlement permettraient de remettre l’individu, ses choix et ses préférences, au centre du business de la donnée pour restaurer une “relation de confiance entre consommateurs et annonceurs” d’après Sébastien Heuclin, Data marketing consulting director de Publicis. Pour Jean-Pierre Levieux de QuantStreams, il s’agit même de redécouvrir le “savoir être” au-delà du “savoir faire”.

En redonnant le pouvoir au consentement du consommateur dans le cadre de certains traitements, la RGPD soulève néanmoins quelques interrogations : comment collecter ce consentement ? Comment le valoriser ? Romain Gauthier de Didomi se réjouit de réfléchir à ces questions pour le moment sans réponse. Dans l’immédiat, l’avocate Julie Proust recommande d’anticiper l’entrée en vigueur de la RGPD en faisant une cartographie des outils de données au sein de l’entreprise.

Personnalisation / Hyperpersonnalisation

La personnalisation n’a pas non plus manqué de faire parler d’elle pour l’occasion, ainsi que sa petite soeur l’hyper personnalisation. Après des années de traitement mécanique de la data, le sujet est aujourd’hui prédominant chez les annonceurs. Apprendre à considérer le consommateur comme une personne plutôt que comme un simple agrégat de données serait en effet un extraordinaire créateur de valeur. Par exemple, il est primordial de ne pas aborder un client de la même manière qu’un prospect dans sa stratégie marketing, comme l’a très justement rappelé Olivier Dansac de LiveRamp en utilisant l’exemple des opérateurs téléphoniques.

Dans cette optique de personnalisation, certains outils sont essentiels, notamment la DMP et la CDP, qui visent avant tout à offrir une expérience client inoubliable aux utilisateurs. Selon Jean Luc Bernard de Netwave, on assiste en pratique à une véritable “digitalisation de la relation vendeur/client” : le rôle principal du vendeur est en effet d’hyper-individualiser sa relation avec le client. Il cherche à comprendre sa situation et ses envies en procédant à une resegmentation en temps réel dès qu’il reçoit une donnée, en suivant une logique inductive. Le but est aujourd’hui de transposer cette immédiateté dans le digital : pour cela, il est important de ne pas avoir de règle paramétrée, mais plutôt un logiciel qui paramètre en temps réel la règle convenant le mieux.

Ce processus d’hyper individualisation est avant tout une affaire de créatif, qui doivent travailler les données pour créer un scénario, rappelle Pierre Antoine Durgeat. Chez ADventori, ils procèdent à une création dynamique afin de limiter l’inflation publicitaire, car le véritable objectif de l’ultra personnalisation ne doit pas aboutir à plus de publicité mais à l’inverse à moins de publicité.

Le rôle persistant du métier face au digital

L’importance du créatif appuie un autre point abordé tout au long de la journée, à savoir le rôle persistant du métier face aux évolutions digitales. Le développement de l’Intelligence Artificielle, qui simule le fonctionnement du cerveau humain comme l’a rappelé Bertrand Fredenucci, pourrait laisser penser que l’humain pourra bientôt être remplacé par la machine. Néanmoins, Jean-Christophe Barroué parle de ces deux entités comme de deux “religions” différentes, qui doivent se compléter pour fonctionner.

En effet pour Hervé Mélinge, si l’outil est un prérequis absolument essentiel, “il ne fait pas tout”. Derrière chaque technologie se trouve le métier d’un homme ou d’une femme pour lui donner une direction. De nouvelles sources de data se créent tous les jours dans les entreprises, nécessitant un traitement agile pour y faire face, comme  l’avance Arnaud Contival de Aid. C’est pourquoi la data, véritable fourmilière, invente et crée des métiers pour la canaliser.

De la même manière pour la personnalisation, il ne suffit pas de s’appuyer sur les outils que sont CRM, DMP ou CDP pour toucher le consommateur. Les fondamentaux du marketing restent indispensables, sans quoi une campagne multicanale ne présente que peu d’intérêt : connaître les clients, les valeurs, élaborer des scénarios et concevoir des KPI pour les évaluer.

Enfin, l’homme n’est toujours pas parvenu à inculquer à la machine sa sensibilité. Romain Baert, co-fondateur de Mazeberry, dans sa keynote à l’intitulé évocateur “attribution is bullshit” a illustré l’importance de cette sensibilité, de cette capacité de jugement par un exemple parlant. Pour lui, il faut se glisser “dans la peau de Didier Deschamps” : même si on avait la possibilité d’aligner 11 Ronaldo, un bon entraîneur ne le ferait pas, car chaque joueur a un rôle à jouer pour marquer un but. De la même manière, il ne suffit pas de s’appuyer sur la campagne qui a le mieux marché si l’on veut toucher la cible la plus large, il faut attribuer à chacune d’entre elle une place adaptée : c’est à ce moment-là qu’intervient la dose de métier.

Et les gagnants sont…

La journée s’est enfin clotûrée par un dîner et une remise de prix. Voici la liste des lauréats :

  • Prix du Meilleur dispositif de retargeting : Realytics/Allo Resto
  • Prix du Meilleur dispositif de prospection : Orange/Havas Media France/Publicis
  • Prix du Meilleur dispositif CRM : Metigate
  • Prix de la Monétisation Data : Gravity
  • Prix de la stratégie DMP : Engie/Netbooster-Artefact
  • Prix de la personnalisation : AdotMob/Deezer
  • Prix Web2Store et data : Renault/Publicis/Adventori
  • Prix de l’Analyse et de la Visualisation Data : Values Associates
  • Prix de l’Intelligence Artificielle : Socialyse/Betc/Havas Media France/Canal Plus
  • Prix de l’Innovation : Moodpeek by Open Groupe
  • Mentions spéciales du Jury : Adventori, 1000Mercis, Marketshot, Live Data Solutions
  • Grand Prix : Engie/Artefact